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Actualité : Dépérissement du cèdre du Moyen Atlas
Posté par admin le 22/5/2008 11:44:20 (6019 lectures)




Lundi 19 mai, le haut commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification (HCEFLCD) a organisé à Ifrane un atelier consacré à la présentation des résultats des dispositifs de diagnostic et de surveillance de la santé des forêts issus des travaux d'un comité scientifique d'experts pluridisciplinaires mis en place depuis déjà trois ans en vue d'étudier le problème de dépérissement que connaît la foret marocaine en générale et la cédraie du Moyen Atlas en particulier.


Lors de cet atelier organisé à la salle des conférences de la ville d'Ifrane sous la présidence de A. El Haffi, haut commissaire au EFLCD en présence du wali de la région de Meknès-Tafilalet et des gouverneurs respectifs d'El Hajeb, Khanifra et celui d'Ifrane, trois communications ont été faites notamment pour présenter l'état de réalisation du programme d'urgence lancé en 2003 par le HCEFLCD pour faire face à la problématique du dépérissement des forêts de cèdre, la présentation du diagnostic holistique interdisciplinaire des causes du dépérissement des forêts de cèdre (forêt d'Azrou et d'Ait Youssi Amekla) avec la synthèse des travaux thématiques et les outils de travail et programme d'action à court, moyen et long termes et, enfin, la présentation de la stratégie nationale de surveillance et de suivi de la santé des forêts (cas de la DREF du Moyen Atlas – projet FAO-PCT/3101).

Dans sa première communication, M. Benmasaoud a tenu de rappeler que le dépérissement, phénomène complexe qui a pour conséquence une réduction de la vitalité et de la vigueur des arbres qui les prédisposent à des attaques parasitaires pouvant entraîner leur mort.
Selon lui, le dépérissement est un phénomène ancien au Maroc puisqu'il est observé depuis les années 1940 et il s'est étendu et amplifié progressivement à partir du début des années 1990, avec constatation des symptômes massifs durant l'été 2001.

Aujourd'hui, avait-il précisé, 17% de la superficie de cèdre inventoriée est touchée par le phénomène (soit 12.000 ha sur 70.000 ha).
Pour faire face à cette situation, avait-il ajouté, la DREF du Moyen Atlas a mis en place à court terme un plan d'urgence de gestion du dépérissement (coupes sanitaires, surveillance de la santé des arbres, guide de sylviculture) avec notamment la mise en place d'un 1er réseau spécifique de suivi du dépérissement de la cédraie dans le cadre de la coopération franco-marocaine (2001-2004, la mise en œuvre d'un plan d'urgence de nettoiement phytosanitaire, la réalisation d'une étude pluridisciplinaire sur les causes du dépérissement du cèdre (forêts d'Azrou et d'Aït Youssi Amekla) dans le cadre de la Coopération avec la FAO et enfin, l'élaboration d'une stratégie nationale de surveillance et de suivi de la santé des forêts DREF MA comme cas pilote dans le même cadre de coopération avec la FAO.

Pour sa part, Omar Mhirit a présenté les premiers éléments de synthèse de l'étude des causes de dépérissement de la cédraie du Moyen Atlas (SPEF, Ifrane).
Quatre phases de déroulement des activités ont été fixées pour ce projet, à savoir l‘élaboration d'un plan unifié d'échantillonnage valable pour l'étude, l'élaboration de la méthodologie globale, les analyses thématiques selon le plan unifié d'échantillonnage et la méthodologie validée et, enfin, la synthèse des travaux thématiques avec la proposition d'un programme d'action.

Dans ce cadre d'activités, plusieurs analyses ont été prisées en ligne de compte lors de cette étude entreprise par le comité des experts.
Au terme de cette étude, le comité des experts a préconisé et présenté des éléments de programme d'action avec notamment un Guide de sylviculture et des actions concernant le fonctionnement de l'écosystème et la sylviculture et l'aménagement.

Enfin, M. Assali a traité dans une troisième communication de la stratégie de surveillance et de suivi de la santé des forêts avec comme cas pilote celle de la DREF du Moyen Atlas.
Pour l'intervenant, un écosystème forestier est qualifié en bonne santé si les processus écologiques fonctionnent dans les limites naturelles de leur vitalité et leur permettent de demeurer dynamiques et de résister aux perturbations dans l'espace et dans le temps. Et de ce fait, une forêt en santé maintient et soutient les fonctions et les processus de développement souhaitables de son écosystème.
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Ecosystèmes forestiers
Après avoir brosser d'un coup de manche le réseau européen de suivi des écosystèmes forestiers en général et celui de la France en particulier, M. Assali a abordé le cadre de référence et les spécificités du Maroc en mettant le point sur la nécessité de perfectionner le système actuel de suivi (surveillance, détection, diagnostic et d'intervention), d'assurer la gestion des dépérissements forestiers, d'améliorer le système d'alerte contre 2 à 3 insectes défoliateurs (DPVCTRF), de construire une mémoire phytosanitaire (base de données) qui traduise les éventuels perturbations de la vitalité des peuplements forestiers (impact des variations et des changements climatiques, sylviculture, action anthropiques …), de renforcement de la prise en compte du volet de la santé des forêts dans les pratiques d'aménagement et de sylviculture des forêts et sur la nécessité de la formation du corps forestier aux nouveaux concepts de la surveillance de la santé des forêts.

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